
Quels sont les différents types d’arbustes à planter en septembre ?
Septembre marque le retour des températures clémentes et l’arrivée des premières pluies après l’été. Votre jardin retrouve une seconde jeunesse et c’est justement le moment parfait pour enrichir vos massifs avec de nouveaux arbustes. Cette période offre des conditions naturelles qui favorisent la reprise des végétaux sans nécessiter un arrosage intensif. Planter en septembre permet aux racines de se développer tranquillement avant les premiers froids. Le sol conserve encore la chaleur accumulée pendant l’été, ce qui stimule l’enracinement. Vos arbustes auront plusieurs mois pour s’installer solidement et affronteront le printemps suivant avec une belle longueur d’avance.
Les meilleurs arbustes à mettre en terre en septembre
La palette d’arbustes plantables en septembre s’avère particulièrement riche. Les forsythias figurent parmi les valeurs sûres : leur floraison jaune éclatante annoncera le printemps dès les premiers beaux jours. Ils s’adaptent à presque tous les sols et ne réclament qu’un minimum d’attention une fois installés Les rosiers constituent également un choix judicieux pour une plantation automnale. Qu’ils soient grimpants, buissonnants ou arbustifs, septembre leur laisse le temps de développer un système racinaire robuste. Vous profiterez d’une floraison généreuse dès le printemps suivant, bien plus abondante qu’avec une plantation printanière.

Voici une sélection d’arbustes parfaitement adaptés à une plantation en septembre :
- Le buddleia : surnommé « arbre à papillons », il attire les pollinisateurs et fleurit de juillet à octobre. Sa croissance rapide vous gratifiera d’un arbuste de 2 mètres en quelques années.
- Le weigelia : ses fleurs roses, rouges ou blanches apparaissent en mai-juin. Rustique jusqu’à -15°C, il supporte bien la pollution urbaine.
- L’hortensia : idéal pour les expositions mi-ombragées, il offre une floraison spectaculaire de juin à septembre. Comptez 80 à 120 cm de hauteur selon les variétés.
- Le photinia : son feuillage rouge vif au printemps illumine les haies. Persistant, il assure un écran végétal toute l’année et tolère bien la taille.
- Le seringat : ses fleurs blanches embaument le jardin en mai-juin. Très résistant, il s’épanouit même dans les terres pauvres.
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Pourquoi septembre reste-t-il le mois idéal pour planter ?
La nature nous offre en septembre un équilibre parfait entre douceur et humidité. Les nuits fraîches limitent l’évaporation tandis que les journées restent agréables pour travailler au jardin. Cette combinaison crée des conditions optimales que vous ne retrouverez pas au printemps, période souvent marquée par des fluctuations de température importantes.
Le sol garde en septembre une température comprise entre 15 et 18°C, ce qui active la croissance racinaire sans stresser la plante. Les pluies automnales prennent progressivement le relais de l’arrosage manuel, permettant aux racines de suivre naturellement l’eau qui s’infiltre en profondeur. Vos arbustes développent ainsi un enracinement profond qui les rendra plus résistants à la sécheresse.
Autre avantage non négligeable : les pépinières proposent en septembre leurs plus beaux spécimens. Les arbustes en conteneur ont bénéficié de toute la saison de croissance et présentent un feuillage dense et sain. Vous pouvez visualiser leur port et leur vigueur avant l’achat, contrairement aux plants à racines nues vendus en hiver.
Comment réussir la plantation de vos arbustes en septembre ?
La préparation du trou représente la première étape vers la réussite. Creusez un trou deux fois plus large et profond que la motte de votre arbuste. Ameublissez bien le fond à la fourche-bêche pour faciliter la pénétration des racines. Si votre terre s’avère lourde et argileuse, incorporez du compost bien mûr et un peu de sable pour améliorer le drainage.
Démêlez délicatement les racines périphériques de la motte avant la mise en terre. Cette opération encourage les racines à explorer le sol environnant plutôt que de continuer à tourner en rond. Positionnez le collet au niveau du sol, jamais en dessous pour éviter le pourrissement. Rebouchez en tassant légèrement au fur et à mesure, puis formez une cuvette d’arrosage autour du pied.
L’arrosage initial doit être généreux : comptez 10 à 15 litres d’eau même si le temps annonce de la pluie. Cette première irrigation chasse les poches d’air et assure un bon contact entre les racines et la terre. Paillez ensuite sur 5 à 7 cm d’épaisseur avec des écorces, des feuilles mortes ou du broyat. Cette couverture maintient l’humidité et régule la température du sol.
Les pièges qui compromettent la reprise des arbustes
Planter trop profondément figure en tête des erreurs fréquentes. Le collet enterré provoque un dépérissement progressif de l’arbuste qui peut mettre plusieurs années à se manifester. Vérifiez toujours que le niveau du sol autour de la motte corresponde exactement à celui qu’avait l’arbuste dans son pot d’origine. L’excès de générosité lors de la fertilisation nuit également à l’installation. Un apport massif d’engrais brûle les jeunes radicelles et pousse l’arbuste à développer son feuillage au détriment des racines. Contentez-vous d’un bon compost mélangé à la terre de rebouchage. Vous apporterez de l’engrais au printemps suivant, une fois la reprise confirmée.
Négliger l’arrosage durant les premières semaines compromet sérieusement les chances de réussite. Même si septembre apporte généralement des précipitations, surveillez l’état du sol et arrosez si la terre sèche sur les cinq premiers centimètres. Un arbuste qui souffre de la soif dès la plantation peine ensuite à rattraper son retard de croissance.
